fév 26 2006

Bugnes !

Valérie | Cloé | 2 Commentaire(s)

Nouveauté 2006 : les bugnes arrivent jusqu’à Houston.
Cloé les trouve "Yummy yummy in my tummy" !
 Bugnes
Merci Mme Christiane pour la recette.

Ubuntu permet à l’utilisateur de s’affranchir du montage "manuel" des périphériques amovibles (clefs USB, carte mémoire flash, disques durs externes, iAudio X5…
Ubuntu 5.10 (Breezy) / hal / pmount le fait automatiquement, ce qui marche relativement bien quand un seul utilisateur est présent sur un seul serveur graphique de la machine. Relativement, parce que j’ai déjà vu des cas de démontage sauvage (malgré le clic droit, démonter).

En revanche, la situation s’aggrave en environnement multi-utilisateur. Le bout de Gnome chargé d’attribuer le périphérique nouvellement monté a tendance à le faire au petit bonheur la chance. Et comme chez moi, sont connectés en permanence votre serviteur, sa tendre épouse et Monsieur MythTV, vous imaginez le bazar.
J’exagère un tantinet, je n’ai pas mis mythtv dans le group plugdev, il ne rentre donc en fait pas dans l’équation.

Il existe un paquet Ubuntu censé géré ce genre de cas, multiseat, mais de toute évidence il va falloir attendre Daper pour qu’il soit utilisable. Si j’avais trouvé de la documentation pour son fichier de configuration (/etc/multiseat.conf il semble), je ne m’en serais que mieux porté.

Solution (bancale) que j’ai mise en oeuvre, en acceptant que les périphériques amovibles soient accessibles par n’importe que utilisateur connecté :

J’ai commencé par mettre les deux utilisateurs en question dans le même group Unix. Il fallait ensuite changer le masque de montage du périphérique pour que le group ait contrôle dessus, ce qui est malheureusement codé en dur dans pmount.
Il est cependant possible de forcer le montage de la manière qu’on veut – la lecture de la page de manuel de pmount aide bien à le comprendre, pour peu qu’il y ait la bonne entrée ™ dans /etc/fstab.

Pour savoir quoi mettre dans mon fstab, j’ai branché l’un des périphériques en question, noté ses options de montage via la commande mount, et je les ai reproduites dans /etc/fstab. J’ai ensuite changé le masque de montage (par défaut, umask=077 que j’ai changé pour umask=007). Je n’ai pas eu à changer le groupe de montage (gid), parce que mes deux utilisateurs sont dans le même groupe primaire – autrement, il m’aurait fallu configurer gid pour un groupe auquel les deux utilisateurs appartiennent.
J’ai aussi rajouté l’option user, car sinon les montage via /etc/fstab ne sont opérables que par root.

Chez moi, cela ressemble pour ma carte d’appareil photo à (sur une seule ligne) :

/dev/sdb1 /media/CANON_DC vfat   user,rw,noexec,nosuid,nodev,quiet,shortname=winnt,uid=1000,gid=1003,umask=007,iocharset=utf8    0       0

[ Mettre un iocharset à utf8 est un peu provocateur pour un système FAT, comme il rend le système de fichier sensible à la casse. Je prend cela comme une démarche volontariste pour établir UTF-8 en standard de facto. ]

On peut assez facilement étendre cette méthode aux périphériques qui ne doivent être montés que par un des utilisateurs, en adaptant le groupe (gid) et le masque de montage (umask).

Inconvénient de cette méthode à base de fstab, il faut répéter cette opération pour tous les périphériques qui doivent être accessibles par les deux utilisateurs.
Avantage, migrer de cette "solution" à quelque chose de plus permanent (chez Daper espérons-nous) devrait être aussi simple que supprimer ces entrées dans /etc/fstab.

fév 25 2006

Guidé par les réels

guillaume | Non classé | 0 Commentaire

Pendant ses cours de sup, JPB nous avait introduit diverses sources d’inspiration, et donné l’exemple de ce mathématicien indien qui disait être inspiré par des divinités pendant son sommeil. Je n’ai pas cette chance, alors à défaut je me satisfais de méthodes plus terre-à-terre comme des heuristiques.

Une jolie illustration existe en maths, et exploite une anologie entre le monde des fonctions réelles et celui des suites numériques. Les outils mathématiques qui existent dans l’un des mondes mais a priori pas dans l’autre peuvent alors parfois faire l’aller-retour. M. Chillès donne sur son site et pendant ses cours au lycée du Parc quelques exemples bien expliqués et très formateurs.

Ce tableau résumerait cette analogie entre mondes discret (indicé par des entiers) et continu (indicé par des réels):

Discret, continu
Continu Discret
x n
 f(x) u_n
 f'(x) u_n-u_{n-1}
 \int_x f(t)\rm\, dt \sum_iu_i 

La grande beauté de cette analogie est qu’elle permet de résoudre de manière assez intuitive des problèmes qui, abordés autrement, nécessiteraient de faire sortir un bien gros lapin de son chapeau (ou de son Bréal, dirait JPB avec un mépris bien légitime pour cette démarche).

Qui n’a pas, par pur désoeuvrement, pressé récursivement sur la touche "sin" de sa calculette pendant ses tendres années de collège ? Voyons-voir comment l’analogie discret-continu permet de nous indiquer où ces pressions à répétition peuvent bien nous mener.

Les nombres successifs qui s’affichent suvient la suite de terme général u_{n+1}=\sin(u_n). La suite u_n tend vers 0, un graphique en donne l’idée, ce qui est après tout naturel pour une suite décroissante (sin(x)<x sur x>0) et majorée (par -1).

Mais, à quelle vitesse tend-elle vers 0 ? On pourrait commencer à développer u_n au voisinage de l’infini (puisqu’on sait que la suite tend vers 0), pour essayer de dégager u_n:
u_{n+1}=u_n-\frac{{u_n}^3}{6}+o({u_n}^3)
On voit bien qu’on a un résultat intermédiaire, mais difficile d’en faire quoi que ce soit de vraiment intéressant.
De retour à l’analogie entre discret et continu, on écrit cette égalité
u_{n+1}-u_n=-\frac{{u_n}^3}{6}+o({u_n}^3)
Autant l’équation est peu parlante dans le monde discret, autant elle devient plus commune dans le monde continu. On reconnait d’après le tableau plus haut l’équation différentielle f'=-\frac{{f}^3}{6}, qu’on intègre en
\left(\frac{1}{f^2}\right)' = \frac{1}{3}
Ce qu’on pourrait exprimer en

en dérivant \frac{1}{f^2}, on tombe sur une constante

En toute candeur, on s’attendrait donc à tomber sur une constante en dérivant \frac{1}{{u_n}^2}.
Séduisant, non ? On pose donc v_n=\frac{1}{u_n^2}, qu’on se propose de dériver. Qu’aura-t-on gagné ? En intégrant de nouveau, on aura une forme bien plus simple de v_n (intégrer une constante, que ce soit en discret ou en continu, est une opération somme toute assez plaisante…) et donc de u_n.
Dérivons, donc :

v_n-v_{n-1} = \frac{1}{{u_n}^2}-\frac{1}{{u_{n-1}}^2}
 = \frac{1}{{u_{n-1}}^2 \left( 1 – \frac{{u_{n-1}}^2}{6} + o\left({u_{n-1}}^2\right)\right)^2} – \frac{1}{{u_{n-1}}^2}
= \frac{1}{3} + o(1)

La série de terme général  \frac{1}{3} diverge et est de signe constant, les termes principaux sont donc équivalents et on peut "intégrer" (sommer) au voisinage de l’infini :
v_n = \frac{n}{3} + o(n)
et donc
u_n \sim \sqrt{\frac{3}{n}}

Le plus troublant ? On retrouve le même coefficient \frac{1}{3} !

Retour à la calculette : quand on a commencé à bien user sa touche sin, la nième fois qu’on presse dessus le résultat qui s’affiche est proche de \sqrt{\frac{3}{n}}.

Dans une perspective plus large, cet exemple relativement simple illustre l’une des heuristiques les plus jolies que j’aurai eu l’occasion de croiser.

fév 25 2006

Grippe aviaire

guillaume | Geek | 0 Commentaire

Lu chez Veuve Tarquine, un excellent jeu de maux – pour l’instant, il vaut mieux essayer d’en sourire avant que cela ne dégénère. Curieux de savoir combien de temps il va falloir à cette saleté pour traverser l’atlantique…

Depuis que j’étais passé à Ubuntu sur le serveur de la maison, j’avais cette erreur ennuyante quand je tentais de réduire et recompresser des photos en rafale via la commande :

jhead -cmd "convert -quality 90 -geometry 600×600 &i &o" *.jpg

Le jhead était là pour remettre les informations Exif en place, une fois que convert (qui fait partie de imagemagick) les a supprimées au cours de ses manipulations de l’image.

En fait, cette version récente de convert n’efface plus les informations Exif pendant ses transformations. jhead se trouvait alors tout perdu, à vouloir écrire des informations Exif dans une image qui en avait déjà…

Ma petite conversion s’écrit donc maintenant :

for file in *.jpg
do
convert -quality 90 -geometry 600x600 $file $file
done

Paradoxe du progrès, ce qui se faisait en une ligne se fait maintenant en 4.
jhead conserve cependant toute ma confiance, et sert bien pour redresser les photos verticales prises par exemple par les appareils photo Canon récents (cf. drapeau "-autorot").

fév 21 2006

Du sens de la mesure

guillaume | Non classé | 1 Commentaire

Demain, c’est l’anniversaire du début de la bataille de Verdun, il y a de cela 90 ans.
Plusieurs centaines de milliers de morts – tellement énorme, que les historiens semblent ne pas réussir à se mettre d’accord entre 300 000 et 700 000 morts.
Bien sur, on les apprend à l’école, ces chiffres, et on s’en souvient pendant plusieurs années.
Mais quand ils sont mentionnés de nouveau au détour d’un journal télé, ils font sursauter comme si c’était la première fois.

fév 17 2006

Lu dans des livres : Jean-Paul Sartre

guillaume | Non classé | 3 Commentaire(s)

Début du premier chapitre, "Lire"  dans Les mots de Sartre :

"En Alsace, aux environs de 1850, un instituteur accablé d’enfants consentit à se faire épicier".

En chantre de la concision, je m’incline devant un tel concentré de renseignements.

Les houstoniens font souvent montre d’un enthousiasme sans faille devant les tout-petits.
Ils vont jusqu’à se lancer dans n’importe quelle tortueuse entrée en matière, pour peu qu’ils puissent continuer à s’extasier devant votre progéniture sans sembler complètement vous ignorer.

La palme revient à un couple du troisième âge, aujourd’hui, au Sweet Tomatoes près de la I-10. Imaginez deux jumeaux dans une poussette double, garée en face d’une table où le papa finit sont entrée pendant que la maman et l’aînée sont allées se servir le plat de résistance.
Un couple de personnes âgées s’approche, et la mammy attendrie par les deux petits chérubins me lance un "They’re so cute [blah blah blah]… And… They’re both yours?".

Nous avions eu droit à de jolis passages pendant l’âge le plus tendre de la plus grande. "Oh, he is soo gorgeous" devant Cloé en robe bleue. C’est traitre, les robes bleues, parce que les robes, c’est pour les filles – amis écossais, pardonnez mes amalgames sauvages. Tandis que le bleu, c’est pour les garçons. Alors une robe bleue, hein…

Visiblement, la maison de retraite du coin venait d’envoyer une partie de ses résidents pour le fameux repas de midi, parce qu’une autre granny tout aussi bien attentionnée a couronné ce grand moment de solitude par un "Why do you have two? One is enough!".

Pour finir ce florilège, il y a de cela quelques semaines, nous avions eu droit lors d’une balade en poussette près de l’intersection de  Westheimer et Weslayan (à côté de ces excellents magasins d’art de la table) à un "Those are two big babies" de la part d’un couple de houstoniens à la surcharge pondérale prononcée. Après vérification chez la pédiatre (imaginez la tête des parents), ils sont en haut des courbes de taille, mais bien au milieu des courbes de poids. Non mais, on a pas idée de nous faire des frayeurs pareilles !

Trêve de plaisanteries. Si le français de la rue se comportait de manière aussi civilisée et courtoise envers les couples avec enfants, peut-être bien que le français en ménage aurait envie d’en faire un peu plus, des chérubins.

fév 11 2006

Noir ! Pourquoi, noir ?

guillaume | Non classé | 0 Commentaire

Quelqu’un saurait-il le pourquoi de ceci ?
Pasfolle nous a tellement passionnés avec son Au Texas, tout le monde est fou sauf moi.
Un coup de blues plus fort que les autres, peut-être ?

fév 07 2006

et de deux !

Valérie | Clément | 0 Commentaire

bidenté

Je suis bi-denté !

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