Même si ce message d’erreur n’est pas foncièrement anodin, il n’est pas effrayant de prime abord.
Il devrait l’être.
En bref, après avoir superbement ignoré ce message, je me suis retrouvé avec une sauvegarde sous forme d’un fichier tar de 20 Go… inutilisable. D’autant moins plaisant que toutes les photos depuis la naissance d’Arthur et Clément étaient dans cette archive – un peu plus de 4300 photos.
J’ai commencé par m’égarer du côté du gzip Recovery Toolkit. Très interessant, mais pas quand la corruption vient directement de tar. Quelques recherches plus tard, j’avais la confirmation que ma corruption à moi venait bien de tar (cf. titre).
Je me suis bien lancé dans du découpage d’archives en 4 à grands coups de dd, mais le gros des fichiers interessants restait bien caché. Et manipuler à l’aveugle un fichier de 20 Go a tendance à rapidement prendre du temps !
J’ai fini par échouer sur ATR, Advanced Tar Repair. Dur, dur, quand le logiciel le plus prometteur pour réparer un fichier tar – Unix s’il en est – tourne sous Windows. Leur modèle de vente est par ailleurs assez intéressant : ils commencent par vous fournir une version gratuite de leur logiciel, qui ne fait que lister les fichiers de l’archive qu’ils pensent pouvoir récuperer. Une dizaine d’heures de calculs sur un Pentium 3 pour arriver à la liste finale. Ensuite, vous sortez votre carte de crédit, et $50 plus tard vous avez la version complète du logiciel. Enfin, ils vous remboursent si la liste de fichiers récupérés n’est pas atteinte. Ce qui n’a pas été mon cas.
En résumé, beaucoup de contrariétés, mais des dégats assez bien contenus…
La morale de cette histoire: tar -tf, c’est bien pour avoir une idée visuelle de la sanité d’une archive, mais pas quand le nombre de fichiers de l’archive devient trop important…