Valérie, en transfert à l’aéroport Charles de Gaulle, demande l’aide du personnel au sol Air France pour franchir un escalier roulant avec ses valises et les trois petits.
« Non, je n’ai pas le droit. »
Vision française du service (ou de son absence), passons encore. On ne peut pas demander à tous les employés d’une entreprise de se souvenir d’où viennent les sous qui viennent alimenter leur compte en banque à la fin du mois. Ou bien on risque de se faire traiter de sale capitaliste libéral, et pire encore.
Bon an mal an, Valérie le franchit, cet escalier roulant. Palme d’or au personnel sus-cité :
« Eh bien vous voyez, vous y êtes bien arrivée toute seule ! »
Comble de l’ironie, le même jour paraissait cet article du Monde « Le comité d’entreprise d’Air France veut l’arrêt des expulsions sur ses vols »
Les élus demandent aux actionnaires de se prononcer pour l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe Air-France KLM pour les expulsions d’étrangers qui nuisent à l’image de la compagnie [...]
Messieurs-dames du comité d’entreprise, commencez par balayer devant votre porte dans le registre de la nuisance à l’image de la compagnie !