Alternative numéro un, affronter les éléments et sortir louer un DVD. 50 couronnes (6 €), horaires aussi limitées que le choix.
Alternative numéro deux, dégainer iTunes depuis son canapé. 4 $ (3 €) pour louer un DVD pour 24 heures, vaste choix, dans la dizaine de minutes de téléchargement en ADSL 2. Pour ceux qui ont précieusement conservé leur compte iTunes américain.
Alternative deux testée samedi soir, très convaincante.
Le sucre avait déjà été éliminé de la recette familiale du pain blanc, variante machine à pain Euréka CG508.
L’huile a suivi, mais a du être compensée par un rajout d’eau.
Surprise surprise, le pain blanc maison n’a jamais autant ressemblé au pain blanc que depuis qu’il n’est fait que d’eau, de farine, de sel et de levure.
Recettes à jour ici.
L’un des avantages décisifs à prendre ses photos en raw est la possibilité de régler son sort à la balance des blancs après que la photo ait été prise, sans perte d’information.
Corollaire, il faut toujours le faire à un moment ou à un autre. Pas toujours évident de choisir : faut-il rendre un paysage tel qu’il est réellement (par exemple : la neige est blanche), ou bien tel qu’il apparaissait au moment où le bouton magique a été pressé ? Après tout, la couleur (température) de la couleur contribue grandement à l’ambiance de la scène.
Deux exemples tirés du joli feu dentifrice (d’artifice version Clément et Arthur) 2010 à Oslo :
Quatre passagers qui ne se connaissent pas se retrouvent debout côte-à-côte, debout, à cause de l’affluence.
Vient un contrôleur.
Les quatre compères utilisent le même titre de transport, la Flexus.
Deux sont pâlichons, deux sont bien bronzés.
Deux sont en train d’écouter un iPhone, deux pas (un bronzé, l’autre pâlichon).
Quel critère le contrôleur va-t-il utiliser pour décider du ou des clients avec lesquels il va prendre le temps de vérifier la validité de la Flexus ?
Critère iPhone ?
Non, l’autre.
Consciemment ou pas.
Ces petites irritations de la vie…
Des braves gens sont postés au dernier arrêt de la ligne de métro numéro 3, avec pour mission de distinguer le bon grain de l’ivraie, version champignonesque.
Verdict : pas brillant.
Ce specimen unique aura d’ailleurs le droit de se faire bouillir dans de l’eau salée pendant 5 minutes avant d’être jugé comestible – et faites bien attention de jeter l’eau de cuisson qu’a précisé la madame.
Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? » [...]
Ce matin, train au départ d’Oslo. Deux norvégiens africains (comme les ‘ricains diraient) entrent dans mon wagon. La contrôleuse les marque de près. De très près, même. Jusqu’à ce qu’ils achètent leurs billets – il est parfaitement légal d’acheter son billet dans le train ici-bas.
Scène de la vie de tous les jours ?
Non, parce qu’ici, les contrôleurs sont très cools et laissent toujours les gens s’assoir tranquillement, et passent un peu plus tard. Toujours, en deux ans, sauf ce matin.
C’est vrai qu’on en voit rarement, des norvégiens africains dans mon train du matin.
Quand même, j’aurais bien aimé qu’on me laisse l’illusion qu’ils sont traités comme les autres passagers. D’ici ou d’ailleurs, d’origine visible ou pas.
Scénario de faible probabilité : abonnement hebdomadaire de transport en commun expire à 7:20. Dans 10 minutes, le train arrive à destination. Il est 7:22. Un contrôleur (celui qui est là pour verbaliser, pas pour vendre les tickets) veut voir le titre de transport.
Ça passe ou ça casse ?
Ça passe.
Sans même un froncement de sourcils.
Enfin, vu la grande variabilité des contrôleurs, il vaut mieux se méfier…






