À Houston, nous étions branchés weather.com. À Oslo, Valérie a découvert yr.no. Outre nous fournir des prévisions à court terme d’une précision diabolique (yr vous dit qu’il neigera cet après-midi de 3 à 4 dans le centre d’Oslo ? Il neigera de 3 à 4 !), yr.no connaît aussi toute une batterie de villes dans le monde et vous prévoit la météo (gratuitement) à long terme.
Alors quand yr.no vous affiche ceci, vous savez que votre week-end s’annonce très bien :
Le 17 mai, en Norvège, c’est le jour de la constitution. À cette, occasion, les Russ défilent – les bacheliers, en français. Ils ont un système de badges pour mettre en valeur ceux d’entre eux qui ont passé certains épreuves. Copié-collé de l’article de wikipedia :
Having sex outdoors
Going swimming in an industrial river
Eating your own russ card
Having sex in school
Dating a junior
Showering a junior with yogurt
Going through an entire school day with a sock puppet on the hand. All communication must happen through the sock puppet.
Other Sandefjord knot challenges, which must be witnessed by two fellow Russ or a member of the Russ board, include sex in public, spending the night in a tree, failing an exam, reading pornography in public, kissing a policeman and biting a freshman in the leg.
Valérie et Cloé se baladent à Oslo à vélo. Elles rencontrent un vendeur ambulant. Cloé demande ce qu’il fait, le monsieur. Valérie répond que c’est un vendeur de pin’s. « Maman, c’est quoi un pénis ? »
Des petits avantages d’habiter dans un pays où les gens dans la rue ne comprennent pas la langue avec laquelle vous vous adressez à vos enfants…
Il faut croire que les cloches de Pâques ont un système de dégivrage efficace. Parce que ce matin, il faisait -11°C sur le balcon, sous la table. Et les cloches sont quand même passées déposer leurs lots d’œufs de Pâques. À la chasse :
Remarquez que ça va pas s’arranger la nuit prochaine (-8°C), et finir en apothéose mardi avec de nouvelles chutes de neige :
En fin d’année dernière, c’était l’A380 qui vérifiait qu’il supportait bien les rigueurs de l’hiver norvégien à Gardermoen, l’aéroport d’Oslo :
La semaine dernière, nous avons assisté à la dernière compétition de saut à ski organisée à Holmenkollen avant sa réhabilitation.
La course de ski de fond est élégante, mais reste humaine. Par contre, s’élancer sur un tremplin depuis cette hauteur et planer pendant de longues secondes, c’est vraiment impressionnant. Cerise sur le gâteau, au retour nous avons croisé le couple royal dans sa voiture. Nous étions les seuls sur le trottoir : Cloé a eu droit à un salut de la main de la princesse adressé à son attention unique. Pas fière, surtout !
Oslo, l’hiver, c’est très pratique. On peut aller faire des courses, et s’arrêter pour faire de la luge en rentrant sans craindre une rupture de la chaîne du froid. Le danger serait plutôt de congeler des courses qui ne devraient vraiment pas l’être. Démonstration.
Après les douceurs du port d’Oslo, ses montagnes et son tremplin de Holmenkollen, utilisé en autres pour les jeux de Lillehammer.
Comme on le dit dans le monde de la séismique terrestre, land is closer to heaven than sea. Cette vérité s’applique même à 400 mètres d’altitude. Pour en être bien sur, on est même monté en haut du tremplin :
C’est pendant la montée qu’on comprend pourquoi ils veulent le détruire et le remplacer par un tout neuf pour les championnats du monde en 2011. Un ascenseur (qui ne couvre pas la moitié de la distance) qui affiche une plaque d’époque indiquant une capacité de 8 personnes, alors qu’un rajout récent précise "pas plus de 4 personnes", c’est pas forcément très bon signe.
Et le Fjord ? Mais bien sur qu’on ne le perd pas de vue :