Quatre passagers qui ne se connaissent pas se retrouvent debout côte-à-côte, debout, à cause de l’affluence.
Vient un contrôleur.
Les quatre compères utilisent le même titre de transport, la Flexus.
Deux sont pâlichons, deux sont bien bronzés.
Deux sont en train d’écouter un iPhone, deux pas (un bronzé, l’autre pâlichon).
Quel critère le contrôleur va-t-il utiliser pour décider du ou des clients avec lesquels il va prendre le temps de vérifier la validité de la Flexus ?
Critère iPhone ?
Non, l’autre.
Consciemment ou pas.
Ces petites irritations de la vie…
Des braves gens sont postés au dernier arrêt de la ligne de métro numéro 3, avec pour mission de distinguer le bon grain de l’ivraie, version champignonesque.
Verdict : pas brillant.
Ce specimen unique aura d’ailleurs le droit de se faire bouillir dans de l’eau salée pendant 5 minutes avant d’être jugé comestible – et faites bien attention de jeter l’eau de cuisson qu’a précisé la madame.
Scénario de faible probabilité : abonnement hebdomadaire de transport en commun expire à 7:20. Dans 10 minutes, le train arrive à destination. Il est 7:22. Un contrôleur (celui qui est là pour verbaliser, pas pour vendre les tickets) veut voir le titre de transport.
Ça passe ou ça casse ?
Ça passe.
Sans même un froncement de sourcils.
Enfin, vu la grande variabilité des contrôleurs, il vaut mieux se méfier…







